Analyse gratuite

Résultat mesuré terrain

20-25%

d'économies sur le chauffage

Mesuré sur 50+ exploitations équipées entre 2023 et 2025

Données confirmées par le CTIFL et l'ADEME

Financement CEE disponible — reste à charge 0 € selon éligibilité

Condensation en serre : causes, solutions et résultats mesurés

La condensation en serre provoque chaque année des pertes significatives sur les exploitations agricoles françaises. Gouttes tombant sur les cultures, maladies fongiques, dégradation des récoltes : ce phénomène technique a des solutions concrètes.

En installant un système de ventilation double flux, il est possible de réduire l’humidité relative de 15 à 20 points et d’éliminer la formation de gouttelettes. Ces résultats sont constatés sur plus de 50 exploitations accompagnées.

Pourquoi la condensation se forme dans votre serre

Le mécanisme physique

L’air intérieur d’une serre contient de la vapeur d’eau, produite par la transpiration des plantes et l’évaporation du substrat. Cet air chaud peut contenir plus d’humidité que l’air froid. Quand il entre en contact avec une paroi dont la température est inférieure au point de rosée, la vapeur se transforme en gouttelettes.

En hiver, l’écart entre la température intérieure (18-22 °C) et celle de la paroi vitrée (2-5 °C) crée les conditions idéales pour ce phénomène. La condensation est particulièrement marquée en fin de nuit et au lever du jour, quand la température extérieure atteint son minimum. Sur une serre verre de 3 000 m², cela représente plusieurs dizaines de litres d’eau condensée par nuit.

Les facteurs aggravants

Plusieurs éléments amplifient le problème dans les serres agricoles :

  • Absence de renouvellement d’air : l’humidité s’accumule sans être évacuée vers l’extérieur.
  • Chauffage par le bas : crée un gradient thermique qui pousse l’air humide vers les parois froides.
  • Densité de plantation élevée : augmente la transpiration foliaire et la production de vapeur d’eau.
  • Irrigation en fin de journée : ajoute de l’humidité au moment où les températures extérieures baissent.

Une serre fermée en hiver atteint facilement 85 à 95 % d’humidité relative. La moindre baisse de température déclenche alors la condensation.

Les dégâts concrets sur vos cultures

La condensation ne se limite pas à un inconfort visuel. Ses conséquences économiques sont documentées par le CTIFL (Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes).

Botrytis (pourriture grise) : les gouttelettes tombant sur les fleurs créent un milieu favorable au champignon. Pertes constatées : 5 à 15 % de la récolte selon les cultures.

Mildiou et oïdium : l’humidité stagnante sur les feuilles favorise la germination des spores. Les traitements fongicides supplémentaires coûtent 800 à 2 000 € par hectare et par campagne.

Brûlures solaires : les gouttes concentrent les rayons comme des lentilles, provoquant des nécroses localisées sur les tissus végétaux.

Sur une exploitation de tomates, les pertes liées à la condensation en serre non maîtrisée sont estimées entre 3 000 et 8 000 € par hectare et par an. Ces données sont issues de mesures terrain, confirmées par les travaux du CTIFL sur le climat sous serre.

La solution technique : ventilation double flux

Le principe de fonctionnement

La ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux extrait l’air humide de la serre et le remplace par de l’air extérieur préchauffé. Un échangeur thermique à plaques récupère jusqu’à 70 % de la chaleur contenue dans l’air sortant pour réchauffer l’air entrant. Le débit est ajusté en fonction du taux d’humidité mesuré en temps réel.

Ce processus assure deux fonctions simultanées :

  • Déshumidification : l’air extérieur, plus froid, contient moins d’humidité absolue. Réchauffé avant injection, il absorbe l’excès d’humidité intérieure de la serre.
  • Homogénéisation thermique : la circulation d’air réduit les écarts de température entre le centre de la serre et les parois. Les conditions du point de rosée s’éloignent.

Pourquoi cette approche fonctionne en serre

Contrairement à la ventilation par ouvrants (qui évacue aussi la chaleur), le double flux permet de conserver la chaleur dans votre serre tout en contrôlant l’hygrométrie. La récupération d’énergie sur l’air extrait limite la surconsommation de chauffage à 5-8 %.

L’ADEME recommande cette approche dans ses guides sur l’efficacité énergétique en serre. Le ratio bénéfice/consommation est favorable pour les exploitations chauffées, comme le confirme la documentation technique de l’ADEME.

Résultats mesurés sur le terrain

Les données suivantes proviennent de mesures réalisées sur des exploitations équipées entre 2023 et 2025. Elles couvrent différents types de serres (verre, multichapelle, tunnel) et différentes cultures.

Humidité relative nocturne : passage de 88-95 % à 68-75 %, soit une baisse de 20 points.

Épisodes de condensation : réduction de 5-7 par semaine à 0-1, soit -85 %.

Traitements fongicides : diminution de 8-12 à 4-6 par campagne, soit -50 %.

Pertes cultures (botrytis) : recul de 8-12 % à 2-4 %, soit -65 %.

Sur l’étude de cas d’une serre tomate en Picardie, le système double flux a réduit les pertes botrytis de 11 % à 3 % dès la première campagne. La consommation énergétique globale a diminué de 20 à 25 % grâce à la récupération de chaleur.

Prise en charge par les CEE

La VMC double flux en serre est inscrite dans les opérations standardisées CEE applicables au secteur agricole. Le dossier se dépose avant le début des travaux, et la prime couvre l’équipement ainsi que la pose — sans avance de fonds pour l’exploitant. Les modalités complètes et critères d’éligibilité sont détaillés sur la page dédiée au financement CEE.

Questions fréquentes

La VMC double flux fonctionne-t-elle en été ?

En été, le système fonctionne en mode dérivation, sans récupération de chaleur, pour assurer uniquement le renouvellement d’air. L’effet déshumidifiant reste actif toute l’année. La consommation électrique est faible : environ 0,5 à 1,5 kWh par jour pour une serre de 3 000 m².

Quel est le niveau sonore d’une installation en serre ?

Les unités de ventilation fonctionnent à 35-45 dB(A). Ce niveau ne perturbe ni les cultures ni le confort de travail.

Combien de temps dure l’installation ?

Pour une serre de 2 000 à 5 000 m², l’installation nécessite 3 à 5 jours ouvrés. La mise en service est immédiate après raccordement.

La condensation en serre peut-elle revenir après installation ?

Avec un dimensionnement correct et un entretien régulier des filtres (tous les 3 mois), les épisodes de condensation restent marginaux. Un suivi hygrométrique continu permet de vérifier les performances. Les systèmes installés depuis 2023 maintiennent leurs résultats sans dégradation notable.

Votre serre peut faire mieux

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